Coopération universitaire et scientifique

- Coopération universitaire :

La France est aujourd’hui au troisième rang mondial pour l’accueil des étudiants internationaux. Elle mène depuis toujours une politique d’égalité de traitement des étudiants français et étrangers. Pour l’illustrer, les frais d’inscription sont identiques pour tous et fixés, pour les diplôme nationaux, par le gouvernement. De plus, tous les étudiants bénéficient des mêmes droits sociaux, quelle que soit leur nationalité (sécurité sociale, aide au logement).

Les secteurs de la coopération universitaire

En 2010, le gouvernement jordanien a accepté la reconnaissance et l’équivalence en Jordanie, au niveau Master, des diplômes français obtenus dans les Grandes Ecoles et, en 2012,la reconnaissance des Grandes Ecoles et Grands Etablissements français. Dans ce contexte, un Salon des Grandes Ecoles françaises s’est tenu en Jordanie en mars 2013. Sa deuxième édition est prévue en 2015.

L’Ambassade de France a renouvelé, en 2013, sonaccord de coopération avec l’Université de Jordanie concernant la mise en place de bourses cofinancées. Deux étudiants dans le domaine du droit ont pu bénéficier de ce dispositif en 2012, ainsi que quatre étudiants en FLE (Français Langue Etrangère) en 2013 et 2014.

L’INALCO (Institut National des Langues et Civilisations Orientales) ainsi que l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, ont signé également un accord avec l’Université de Jordanie pour les échanges d’étudiants et la coopération entre enseignants-chercheurs. L’Institut d’Etudes Politiques d’Aix en Provence entretient des relations de coopération avec l’Université Hachémite.

Par ailleurs, le poste a soutenu, en finançant des missions, le démarrage d’un certain nombre de coopérations entre établissements d’enseignement supérieur français et jordaniens.

L’objectif principal est de mettre en place descodiplomations dans divers secteurs, ainsi que des codirections de thèses pour appuyer cette coopération.
Dans ce cadre et avec le soutien du Poste, l’Université du Yarmouk a signé un partenariat dans le domaine du tourisme avec l’IREST- Sorbonne (Institut de Recherche et d’Etudes Supérieures du Tourisme) et, pour la première fois, un double Master franco-jordanien sera proposé aux étudiants de Jordanie dès septembre prochain.

Un autre projet de double Master est en cours de finalisation dans le domaine de l’eau, entre AgroParisTech et le Centre pour l’eau, l’énergie et l’environnement de l’Université de Jordanie.

La JUST (Jordanian University for Science and Technology) a, de son côté, signé un accord de partenariat avec le réseau français N+I des écoles d’ingénieurs.

Enfin, le Poste continue de soutenir, par des bourses ou le financement de missions d’experts, la filière FLE dans les différentes universités jordaniennes. En soutien supplémentaire à la filière, le Ministère des Affaires étrangères et du Développement International français finance deux « VI » (Volontaires Internationaux) chargés de l’enseignement du français, dans les Universités de Jordanie et du Yarmouk.

Par ailleurs, la Semaine de la Francophonie, organisée chaque année fin mars (du 15 au 22 mars cette année), est un évènement marquant pendant lequel le SCAC travaille étroitement avec les Départements de FLE des différentes universités jordaniennes.

Le SCAC a contribué à la présence d’étudiants jordaniens (8 étudiants cette année) en France dans le cadre du programme d’assistants d’arabe, permettant aux étudiants de français de passer une année en France, dans une école française, pour assister les enseignants d’arabe.

Concernantles boursiers de l’ambassade, une vingtaine d’étudiants suivent actuellement leurs études en France pour des Master et/ou des doctorats : pharmacologie, sciences politiques, mécatronique, chimie, ingénierie nucléaire, sciences physiques, etc.

Par ailleurs, les étudiants jordaniens peuvent bénéficier duprogramme de bourses EIFFEL, accessibles sur critères d’excellence. Ce programme de bourses, lancé en janvier 1999 par le ministère des Affaires étrangères, est destiné à soutenir l’action de recrutement à l’international des établissements d’enseignement supérieur français. Le mode de sélection et la procédure sont différents des modes de sélection des boursiers de l’ambassade. Pour plus d’information, veuillez consulter le site internet http://www.campusfrance.org/fr/eiffel (en français et en anglais).

2)Le Partenariat Public Privé dans le domaine de l’enseignement et de la Recherche

La synergie entre le secteur de l’emploi et le domaine de l’enseignement supérieur et de la recherche est une ligne directrice que s’est fixé l’ambassade pour développer ses projets.

Pour illustrer cette volonté de renforcer le partenariat public-privé, le premier atelier franco-jordanien sur le partenariat public-privé en faveur de l’enseignement et de la recherche a été organisé par l’Ambassade, en coopération avec le ministère de l’Enseignement Supérieur jordanien, les Chambres d’industrie et de Commerce de Jordanie, la Chambre franco-jordanienne de commerce et l’Université de Jordanie.

Le Poste entendfavoriser la mise en place de bourses cofinancées avec le secteur privé pour soutenir les filières à haute employabilité en Jordanie, comme les bourses déjà mises en place dans le domaine de la pharmacologie avec le soutien de la société Hikma.

Le Poste, par le financement de deux bourses, soutient également le renforcement des capacités du secteur privé dans des secteurs stratégiques pour la Jordanie : un cadre de la compagnie Miyahuna a suivi le Master « Eau pour Tous » d’AgroParisTech et un cadre de la Chambre d’Industrie de Jordanie suit actuellement un Master sur les énergies renouvelables à l’Ecole des Mines de Nantes, grâce au soutien de notre Service de Coopération et d’Action Culturelle.

Diverses filières sont apparues prioritaires, en lien avec le secteur industriel jordanien : nanotechnologies, eau et environnement, énergies renouvelables.

La coopération administrative

L’ENA (Ecole Nationale d’Administration), le fleuron des établissements de formation des élites administratives en France, a signé un accord de partenariat, en octobre 2013, avec le KACE (King Abdallah Center for Excellence). Dans ce cadre, des séminaires ont été organisés pour les cadres dirigeants de la fonction publique jordanienne, et de nombreuses sessions sont prévues courant 2015.

L’ENA a, par ailleurs, développé deux projets d’assistance technique, sous financement européen, auprès de l’Institut Diplomatique et de l’Institut d’Administration Publique jordaniens.

La promotion des études en France

Des Salons et des présentations des études en France sont organisés tout au long de l’année, dans les écoles et les universités, en coopération avec le bureau Campus France à l’Institut Français de Jordanie.

Le Poste a relancé sa coopération avec l’équipe récemment élue, sous l’autorité du Dr Abdullah EL QUDDAH, de l’Association des Diplômés des Universités et Instituts de France « l ‘ADUIF  ». Le projet marquant de cette coopération redynamisée est le lancement, dès janvier, de la plateforme numérique « France Alumni » en lien avec Campusfrance également.

Pour adhérer, contacter aduif.jordanie@gmail.comou retrouvez-les sur Facebook.

Capacités en médecine :

Ces diplômes nationaux apportent un complément de formation et notamment une compétence utile pour l’accomplissement de l’exercice professionnel.

Conditions d’accès :

- Etre titulaire d’un diplôme de médecin permettant l’exercice dans le pays d’obtention ou le pays d’origine ;

- Réussir l’examen probatoire (les docteurs en médecine justifiant d’au moins trois années d’activité professionnelle peuvent être dispensés des épreuves écrites) ;

- Avoir un statut permettant l’exercice d’une activité de soins, sous peine d’exercice illégal de la médecine.

Visa délivré  : visa refusé sur ce seul critère (l’inscription dans ces formations ne peut justifier à elle seule la délivrance d’un visa).

Diplômes d’université (DU) et diplômes interuniversitaires (DIU) dans le domaine médical :

Il s’agit de formations portant sur un champ spécifique ou une technique particulière.

Remarques :

- Ces diplômes sont proposés et organisés par les universités dans le cadre de leur autonomie pédagogique et relèvent donc de la seule responsabilité des établissements ;

- Les candidats doivent disposer par ailleurs d’un statut permettant l’exercice d’une activité de soins, sous peine d’exercice illégal de la médecine.

Visa délivré : visa refusé sur ce seul critère (l’inscription dans ces formations ne peut justifier à elle seule la délivrance d’un visa).

Postes de chefs de clinique et d’assistants associés réservés dans le cadre de la coopération internationale et du développement :

Une dizaine de postes sont réservés chaque année à des médecins ressortissants des Etats de la zone de solidarité prioritaire (ZSP). Ceux-ci sont placés sur des postes hospitalo-universitaires durant un an, et ont une triple mission : enseignement universitaire, recherche et soins.

Conditions d’accès :

- Etre un jeune médecin impliqué dans une activité hospitalo-universitaire dans un établissement d’enseignement supérieur de son pays d’origine ;

- S’engager à retourner dans le pays d’origine à l’issue de cette année d’association ;

- Ne pas être sur un poste de faisant fonction d’interne en France au moment où l’on pose sa candidature ;

- Préférence donnée aux candidats se présentant dans le cadre d’un accord entre une université française et une université étrangère.

Visa délivré  : visa de long séjour salarié (VLS-TS) d’une durée maximale de 12 mois portant mention SALARIE-CESEDA R311-3-7° ou R311-3-8°.

B. Formations dans les établissements de santé français (cadre purement hospitalier)

Statut de stagiaire associé pour les médecins et pharmaciens étrangers

Les établissements publics de santé français peuvent accueillir des médecins ou des pharmaciens étrangers pour une formation pratique complémentaire conduisant à la reconnaissance d’un niveau de qualification professionnelle (attestation de « qualification professionnelle acquise » délivrée par l’établissement de santé d’accueil).

Durée : 6 mois maximum, renouvelable une fois (possibilité de fractionner les 6 mois). Il est possible d’effectuer ultérieurement un second stage dans le même établissement ou dans un autre, à condition de ne pas cumuler plus de deux années de stages.

Conditions d’accès :

- Etre titulaire d’un diplôme de docteur en médecine ou en pharmacie permettant l’exercice dans le pays d’origine ou d’obtention du diplôme ;

- Un accord de coopération doit exister entre l’établissement de santé français d’accueil et un organisme étranger, et une convention doit être établie entre le stagiaire, l’établissement de santé d’accueil et l’organisme étranger partie à l’accord de coopération internationale ;

- Un délai d’un an doit être respecté entre la fin de la dernière formation diplômante suivie (en France ou à l’étranger) et le recrutement en qualité de stagiaire associé.

Remarques :

- Les stagiaires associés ne peuvent suivre aucune formation universitaire pendant leur séjour en France ;

- Actuellement, les établissements privés de santé ne sont pas habilités à accueillir des stagiaires associés ;

- Aucun statut ne permet actuellement l’accueil pour des formations pratiques d’autres personnels médicaux ou paramédicaux hors Union européenne tels que les chirurgiens-dentistes, les sages-femmes, les kinésithérapeutes, etc.

Visa délivré : visa de long séjour « stagiaire » (VLS-TS) d’une durée maximale de 12 mois portant mention STAGIAIRE-CESEDA R311-3-10°.

Stages hospitaliers d’adaptation pour les infirmiers

Les établissements publics de santé français peuvent accueillir des infirmiers étrangers pour une formation complémentaire dans le cadre de « stages hospitaliers d’adaptation  ».

Durée : 6 mois maximum, renouvelable une fois (possibilité de fractionner les 6 mois). Il est possible d’effectuer ultérieurement un second stage dans le même établissement ou dans un autre.

Conditions d’accès :

- Etre titulaire d’un diplôme d’infirmier permettant l’exercice dans le pays d’origine ou d’obtention du diplôme ;

- Un accord de coopération doit exister entre l’établissement de santé français d’accueil et un organisme étranger, et une convention doit être établie entre le stagiaire, le directeur de l’établissement de santé d’accueil et l’organisme étranger partie à l’accord de coopération internationale ;

- Un délai d’un an doit être respecté entre la fin de la dernière formation diplômante suivie (en France ou à l’étranger) et le stage.

Visa délivré : STAGIAIRE-CESEDA R311-3-10°.
Stages d’observation d’une durée maximale d’un mois

Les établissements publics de santé peuvent accueillir en qualité d’observateurs des professionnels de toute filières de nationalité étrangère issus du domaine médical et paramédical qui ne s’inscrivent pas dans les dispositifs réglementaires existants, sous réserve de certaines conditions (et notamment la non participation à des activités ou actes dans la structure clinique ou médico-technique).

Durée : 1 mois maximum

Condition d’accès  : une convention doit être établie entre l’administration de l’établissement de santé d’accueil et le stagiaire.

Visa délivré  : visa de court séjour Schengen « visite professionnelle » d’une durée de 30 jours.

Dernière modification : 02/02/2015

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