Le site de Jérash

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Située à une cinquantaine de kilomètres au nord d’Amman, Gerasa, l’actuel Jerash, constitue sans aucun doute l’une des plus belles cités romaines préservées du Proche-Orient. « Des vestiges comparables à ceux de Palmyre ou de Baalbek… » C’est en ces termes qu’Ulrich Jasper Seetzen décrit la découverte, en 1806, des ruines de l’antique Gerasa. Son intérêt est à la fois seulement scientifique (importance, qualité, originalité de ses vestiges) et touristique : le site, souvent qualifié de Pompéi du Proche-Orient est le deuxième site archéologique le plus visité de Jordanie après Pétra.

Un exemple de la coopération archéologique franco-jordanienne depuis 28 ans

En 1982, dans le cadre du Jarash Archaeological Project, le Département des Antiquités de Jordanie formula un « appel d’offres » international afin d’entreprendre l’étude archéologique des principaux monuments de la cité antique de Jérash. Près d’une dizaine de pays y répondit et se vit attribuer un secteur d’étude propre (les français : le Sanctuaire de Zeus, les Italiens : le Sanctuaire d’Artémis, les Espagnols : le Maccellum, les Polonais ; l’Hippodrome, etc).

Lorsqu’en 1983 ce projet fut transformé en Jarash Restoration Project, la majeure partie des équipes étrangères cessa son activité permanente pour n’intervenir que ponctuellement, à raison de quelques mois par an. L’équipe française de l’Institut français d’Archéologie du Proche-Orient (IFAPO), quant à elle, fit le choix de poursuivre son intervention de manière permanente : elle est donc présente sur le site depuis plus de 28 ans.

Le site du Sanctuaire de Zeus et les travaux des équipes françaises

Composé d’édifices répartis sur deux terrasses étagées, il se développe immédiatement au Nord de la porte Sud de la ville et surplombe la place ovale depuis l’Ouest. L’image homogène que nous en avons aujourd’hui est en réalité le résultat d’aménagements successifs, depuis l’occupation primitive du site, probablement au VIIe siècle av. J.-C., jusqu’à l’organisation finale du complexe, à la fin du IIe siècle AP J.-C.
C’est autour d’une cavité rupestre, localisée sur la partie inférieure du site, que se développa l’espace
sacré originel du sanctuaire, dès les VIIe-VIe siècles av. J.-C. Il vit se développer la construction d’une plate-forme, puis d’un autel monumental et de son temple associé, à la période hellénistique. Sur cette terrasse remaniée furent ensuite bâtis, entre 9-10 et 27-28 AP. J.-C., un couloir voûté, étendu au périmètre de l’espace sacré, ainsi qu’un propylée monumental, accessible depuis la place ovale. Les édifices de culte hellénistique furent conservés et dissimulés dans la construction du premier temple romain vers 69-70 ap. J.-C., comme dans son remaniement vers 135-140 ap. J.-C.
L’extension du Sanctuaire sur la partie supérieure de la colline fut engagée, dès le milieu du IIe siècle AP. J.-C., semble-t-il pour rivaliser avec l’édification du grand Sanctuaire d’Artémis, en cours d’achèvement. J.-C.

Historique des recherches

1982-1996 :

Au cours de cette période ont été entreprises les fouilles de la Porte Sud, du quartier artisanal ouest, de la rue sud, de l’escalier du théâtre, de la Terrasse inférieure, du naos, du cryptoportique. Les travaux de restauration sont organisés pour la Porte Sud, quartier militaire, propylées, façade sud-est du téménos, mur intérieur du téménos, cryptoportique.
L’ensemble des travaux a bénéficié des contributions de la Commission des Fouilles, du mécénat spontané (visiteurs) pour les huisseries du cryptoportique, le Service Culturel de l’Ambassade prenant sur son budget l’aménagement du cryptoportique.

1996-2009 :

Fouille du temple haut, de la salle de banquets, entrée du sanctuaire, couloir vouté ouest (partielle, au niveau de l’escalier).
Restauration du temple haut, du mur de péribole haut, sur financement du Ministères des Affaires étrangères.

Dernière modification : 28/02/2010

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