Fête nationale française

Mesdames et Messieurs les ministres,

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,

Chers amis,

Après un an et demi de printemps arabe, on peut aujourd’hui compter les avancées, comme par exemple les élections libres qui ont pu se dérouler dans plusieurs pays arabes. Mais en même temps, après une période d’euphorie, les doutes et les craintes se développement sur le devenir de ce mouvement.

Notre vision est claire : elle est fondée sur l’espoir, et en même temps la vigilance. Nous devons à la fois, soutenir l’aspiration à la démocratie et à la liberté dans le monde arabe, appuyer économiquement et culturellement les populations, mais aussi être très attentifs au respect des droits de l’homme et aux principes démocratiques qui assurent la possibilité d’une alternance politique.

Je ne peux pas ne pas évoquer ce soir la tragédie qui se joue à quelques dizaines de kilomètres au nord d’ici, où un régime barbare tue quotidiennement son propre peuple. Comme l’a montrée la conférence des amis du peuple syrien qui s’est tenue à Paris la semaine dernière, la France est mobilisée pour soutenir le peuple syrien. Et je voudrais saluer ici le rôle de la Jordanie, et la solidarité dont elle fait preuve à l’égard des dizaines de milliers de Syriens qui se réfugient sur sont territoire.

Dans ce contexte d’incertitude et d’instabilité régionale, le partenariat entre la France et la Jordanie est plus important que jamais.

Je suis convaincue que, en Jordanie comme dans l’ensemble de la région, la réforme politique et économique est la clé de la stabilité à long terme. Non pas une réforme imposée de l’extérieur, mais une réforme qui réponde aux aspirations populaires, dans toute leur diversité. Une réforme qui inclue l’ensemble des citoyens et assure le plein respect des droits de toutes et de tous.

Dans ce processus souvent délicat, la France se tient aux côtés de la Jordanie. Non pas pour juger ou donner des leçons. C’est aux Jordaniens, à tous les Jordaniens, de définir la réforme qu’ils souhaitent. Mais la France est prête à les aider à réaliser les projets qui sont les leurs.

C’était le sens de l’invitation de Sa Majesté le Roi à Paris la semaine dernière.

Sur le plan économique, la France est consciente des difficultés que traverse la Jordanie. C’est pourquoi, à l’occasion de la visite de SM le Roi, la Présidence de la République a annoncé un prêt de 150 millions d’euros au Trésor jordanien, pour aider la Jordanie à affronter un contexte budgétaire difficile et pour la soutenir dans la réforme du secteur stratégique de l’énergie.

La France poursuit parallèlement ses autres actions en faveur du développement économique de la Jordanie, notamment au travers de l’Agence française de développement. Notre partenariat économique est aussi celui qui lie nos entreprises, la France étant le premier investisseur non arabe en Jordanie, et donc aussi un employeur important dans plusieurs secteurs clés de l’économie.

Notre partenariat se traduit aussi par un dialogue sur les questions régionales. La France appuie ainsi les efforts de la Jordanie pour trouver une solution juste et durable au conflit israélo-palestinien. Et je me réjouis du rôle que la Jordanie assume désormais au sein de l’Union pour la Méditerranée, en tant que présidence-Sud, pour faire progresser la coopération régionale autour de projets concrets qui réunissent les pays et les peuples.

Votre présence ici, ce soir, traduit bien la richesse du partenariat entre la France et la Jordanie et la diversité des liens tissés entre nos deux peuples et aussi entre cette ambassade et la société jordanienne sous tous ses aspects.

Je vous remercie donc de tout cœur de votre action pour développer, au quotidien, la coopération entre nos deux pays.

Vive la Jordanie !

Vive la France !

Vive l’amitié franco-jordanienne !

Dernière modification : 15/01/2013

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