Atelier « Apatridie à la lumière du droit international »

En coopération avec l’Association Mizan de protection des droits et l’Université de Pétra, l’Ambassade de France en Jordanie a organisé le 7 mai 2017 un atelier sur le thème : « L’apatridie à la lumière du droit international ».

Cette journée a été ouverte par le professeur Mohamed Olwan, doyen de la Faculté de droit de l’Université de Pétra qui accueillait l’événement, par Mme Eva Abu Alaweh, directrice exécutive de Mizan et par Mme Sophie Bel, conseillère de coopération et d’action culturelle de l’Ambassade de France à Amman.

Le sujet de l’apatridie a été abordé sous l’angle des différentes sciences sociales qui l’étudient, dans un pays la Jordanie, et plus largement la région du Proche-Orient, où l’apatridie s’est largement développée en lien avec les crises migratoires successives.

Dans une première partie, Vanessa Guéno et Claire Beaugrand, chercheurs à l’Institut Français du Proche-Orient, ont présenté deux analyses extrêmement fines de l’émergence de la notion de nationalité dans la région du Moyen-Orient et de son corollaire négatif de l’apatridie, anomalie au sein du système des Etats-nations.

La seconde partie a abordé l’apatridie sous l’angle du droit positif.

Le professeur Philippe Lagrange, doyen de la faculté de droit de Poitiers, a traité l’apatridie sous le prisme du droit international. Le professeur Ali Al-Dbbas, professeur à l’Université de Pétra, a lui développé la question des droits subjectifs des personnes apatrides. Enfin, M. Khair Alsmadi a présenté le dispositif du Haut Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés qui permet d’assurer une certaine protection des réfugiés apatrides.

Les différentes interventions ont aussi donné des clés historiques et juridiques destinées à mieux comprendre ce phénomène pour lequel le droit n’apporte que des solutions partielles en raison du principe de souveraineté des Etats et de la complexité des situations personnes victimes de l’apatridie.

Cet atelier a été suivi avec intérêt par cinquante participants, enseignants, étudiants et membres d’organisations de la société civile.

Dernière modification : 15/05/2017

Haut de page