22,8 millions d’euros de financement français pour le secteur de l’eau jordanien [ar]

Le ministre de l’Eau et de l’Irrigation, Dr. Hazem El Naser, a affirmé que le soutien français au secteur de l’eau a eu un grand impact sur le renforcement des efforts de l’Autorité de l’Eau jordanienne dans l’amélioration des services d’eau et d’assainissement, surtout ceux proposés par la compagnie des eaux de Yarmouk (YWC) en réponse à la situation d’urgence causée par l’accueil d’un grand nombre de réfugiés syriens dans les quatre gouvernorats du nord.

Ces mots ont été prononcés lors de la signature du contrat relatif à la réhabilitation du réseau de distribution d’eau potable et d’amélioration de l’efficacité énergétique des installations de pompage dans les Gouvernorats du nord de la Jordanie, attribué à la société française Vinci. Ce projet est financé par un prêt concessionnel du Trésor français à hauteur de 22,8 millions d’euros. Ce financement concerne la réhabilitation d’une partie du réseau d’eau dans les gouvernorats du Nord, la maintenance des installations existantes pour réduire les pertes d’eau, l’amélioration de la qualité du service fourni aux citoyens ainsi qu’aux réfugiés en dehors des camps.

La cérémonie de signature a eu lieu le 14 septembre 2014, en présence de Mme Caroline Dumas, Ambassadrice de France en Jordanie et M. Vincent Toussaint, Conseiller Economique pré de l’Ambassade de France à Amman. Du côté jordanien, étaient présents M. Iyad Dahiyat (directeur de l’unité de gestion de programme), M. Mohammad Rababeh (directeur général de la compagnie des eaux de Yarmouk), M. Bassem Telfah (secrétaire général du ministère de l’Eau) et M. Tawfiq Habashneh (secrétaire général de l’Autorité de l’Eau). Vinci était représentait par M. Julien Rayssiguier (directeur du secteur hydraulique internationale) et M. François Baudet (directeur d’exploitation et du développement en charge Moyen Orient).

Le ministre jordanien a souligné que ce financement aiderait la YWC à se redresser et à poursuivre ses activités de manière optimale grâce à la fourniture des équipements et des matériaux nécessaires pour faire face aux pressions croissantes sur cette compagnie dont la zone de compétence est considérablement touchée par l’afflux de réfugiés syriens.

Il a saisi l’occasion pour remercier la France pour son appui continu à la Jordanie par le biais de dons, d’aides techniques et de prêts concessionnels pour le financement de projets dans des secteurs vitaux tels que le secteur de l’eau. Il a souligné que le soutien financier français a atteint, au cours des récentes dernières années, plus de 135 millions euros.

Cet appui comprend un financement du Trésor de 60 millions d’euros, pour la compagnie des eaux d’Amman, destiné à des projets primordiaux pour l’adaptation du réseau primaire de distribution d’eau d’Amman à l’arrivée de l’aqueduc Disi-Amman ainsi que le renouvellement et la modernisation d’une partie du parc de compteurs d’eau du Grand Amman.

Il comprend également un financement de l’AFD, de 48 millions d’euros, destiné à financer une extension de la conduite d’eau du projet « Disi » d’Amman à Zarqa, dans la perspective de l’étendre à terme jusqu’à Mafraq, un gouvernorat touché par l’afflux de réfugiés syriens.

Ces projets, ayant un impact significatif sur la fourniture de sources d’eau, permettraient un approvisionnement coordonné de l’eau à tous les citoyens, l’amélioration de l’efficacité des réseaux d’eau et la diminution des pertes d’eau tout en répondant aux besoins d’une grande partie de la population.

De son côté, l’Ambassadrice a souligné que la France est pleinement consciente des défis humanitaires considérables auxquels fait face la Jordanie en accueillant des réfugiés syriens. L’effort et la générosité de la Jordanie et des Jordaniens sont exceptionnels, d’autant plus que cette présence massive et durable de réfugiés a désormais un impact certain sur le développement économique du Royaume.

Elle a également affirmé que la France entend continuer de se montrer solidaire de la Jordanie en contribuant par le soutien nécessaire et l’échange d’expériences requises pour permettre le développement des technologies durables et modernes surtout en termes de traitement des eaux, de gestion des pertes d’eau et de gestion des puits et des ressources aquifères.

Dernière modification : 08/01/2015

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